Évoluer vers la meilleure version de soi requiert un changement radical de direction et de maintenir une conscience constante de ses choix et de ses valeurs – Diane

Qui suis-je vraiment ? Quelles sont mes aspirations ? Suis-je épanouie sentimentalement et sexuellement ? Quelle est la signification de l’amour et de la sexualité pour moi ? Pourquoi ressentais-je désespérément le besoin d’être en couple ? Ces questions ont guidé le bilan de ma vie amoureuse, entreprise il y a 8 ans, suite à des relations qui, hormis des leçons précieuses, ne m’ont jamais réellement comblée.

En quête d’un bonheur parfait et d’une sexualité épanouie sans contrariétés

J’étais convaincue de ne pas être et n’avoir « assez ». Pour me sentir exister et complète, j’estimais essentiel d’être en couple avec ou sans amour, tant que j’avais quelqu’un à mes côtés avec qui partager du temps. Ma sexualité en pâtissait, aucun rapport ne me procurait du plaisir, créant beaucoup d’appréhension avant l’acte, c’était misérable et non conforme à mes préférences. En tant que femme, je n’étais pas du tout épanouie, ni sur le plan personnel, ni sur le plan sexuel. Il me fallait donc trouver un équilibre entre les deux pour accéder à cet épanouissement.

Dans le passé, j’ai entrepris un « voyage sensoriel » avec cet homme (que je ne cite plus), combinant écoute, douceur, patience, et naturellement plaisir, le vrai celui qui fait vibrer. Expérimenter, partager avec lui ces sensations furent agréable, bien qu’il ne m’ait qu’il ne m’ait pas amené ailleurs que dans l’obscurité, on m’a littéralement brisée le cœur au point où j’ai pu entendre ses craquements, c’est dire le choc ! Toutefois, avant ma restauration, il était celui que je considérais comme mon partenaire idéal, notre compatibilité sexuelle était selon moi indéniable. Inconsciemment, je cherchais à retrouver cette expérience avec un autre partenaire, aspirant à une connexion aussi intense. Je désirais cette même intimité avec celui qui m’accompagnait, allant jusqu’à faire des comparaisons sur sa taille (je vous laisse imaginer), et ses performances.
Ces moments mettaient en lumière un manque criant de connaissance de soi, une ignorance de mes propres attentes en amour et en sexualité, ainsi qu’un lien d’âme profond. Cela engendrait en moi de la contrariété et de l’insatisfaction, car je restais concentrée sur un ex et lequel !
Le passé dominait sur le présent rendant impossible d’en profiter pleinement, c’était un signe de multiples préoccupations qui m’arrachaient ma paix.

L’amour prenait une nouvelle signification à cette époque, pour moi être en couple impliquait l’intégration de relations intimes, la sexualité était comme une arme dont je me servais pour garder l’homme à mes côtés, tant que je le satisfaisais ça nous convenait, ce même au détriment de mes propres besoins et désirs. L’essentiel pour moi résidait dans le fait d’avoir un homme me déclarant sa flamme, m’offrant des cadeaux, et avouant son incapacité à vivre sans moi. Sans cela, je me sentais comme traverser le désert de mon existence. Était-il une nécessité ? Avais-je une vraiment envie de lui ? Non, car cela me conduisait à m’oublier totalement au profit d’un homme.
Avec le temps, je prenais conscience de la méconnaissance de ma propre personne et de mon corps, j’écoutais encore moins la voix de mon cœur. Qui étais-je en tant que femme et quelles étaient mes attentes ?
Je persistais dans une relation qui me rendait malheureuse car je m’obstinais, croyant qu’une présence masculine me complimentait. Il m’était impossible d’envisager le célibat. Chaque jour qui s’écoulait, une plaie s’ouvrait en moi, me transformant ainsi en femme blessée en quête désespérée d’un bonheur qui me correspondrait, celui qui s’appuie sur mes aspirations où le bonheur ne serait terni ni par une idylle bercée d’un son de violon strident ni une sexualité insatisfaisante où la contrariété ne primerait pas sur mon plaisir.
Puis un jour j’ai renoncé à courir après l’amour, peut-être était-il en réalité enfoui au plus profond de mon cœur, me disais-je. Effectivement, je l’étouffais en faisant de l’autre ma priorité, cette personne que je pensais être le facteur déterminant de mon bonheur, celle envers qui je me sentais capable de trouver ce dont j’avais besoin. Une introspection s’imposait ! Je devais m’atteler à l’effectuer, elle contribuerait à beaucoup de points positifs en lien avec mon développement personnel.
Cette initiative me guiderait sur le chemin de la guérison, du pardon de soi et enfin du véritable amour qui procure un bonheur sans entraves ni compromis, j’en étais persuadée. Pour aimer convenablement mon prochain partenaire, je devais me réintroduire à moi-même, avant de songer à l’introduire dans ma vie. J’ai alors décidé de me focaliser sur moi et investir du temps à corriger les failles qui impactaient négativement ma vie de femme.

Se choisir c’est aménager un espace propice à notre guérison

Ma phase de guérison a débuté en 2016 par un acte ô combien providentiel envers moi-même : implorer Dieu, m’humilier devant sa face et lui demander pardon notamment pour ne pas avoir fui l’impudicité. J’espérais qu’Il comprenne qu’à cause de ma dépendance affective, j’éprouvais le souci d’être aimée, je recherchais aussi constamment la protection en raison des agressions que j’avais subies, je voulais que les bras d’un homme m’enlacent et tout en me câlinant me dise que tout ira bien. C’est ce qui me poussait à avoir des relations qui ne favorisaient ni mon épanouissement ni mon évolution, alors que la seule personne qui pouvait combler les vides que je ressentais de son amour inconditionnel, soulager mes fardeaux, essuyer mes larmes, assurer ma sécurité, c’était Lui seul, Dieu.
Dans ma prière, je lui promettais de ne plus entretenir une quelconque forme de relation jusqu’à ma restauration si possible complète, pour ce faire je mettais fin à toute interaction amoureuse et sexuelle avec un homme, car pour moi c’était la meilleure manière de réussir à guérir et me permettant de me concentrer sur moi, mes objectifs et de découvrir qui je suis.
Je renouais de ce fait l’alliance que j’avais rompue avec lui dans un élan de colère, à la suite de mon agression, par la prostitué céleste Lajoie Mbanza et ses clébards de la gloire, qui ne méritent pas d’être mentionnés tant ce sont des déchets !!
C’est ainsi qu’à 30 ans, l’âge où certaines femmes s’infligent une pression pour s’accomplir tout en promenant des inquiétudes sur leur situation amoureuse, j’ai pris une décision qui se révèlera être parmi les plus importantes et matures de ma vie : je m’engageais le cœur serein dans le célibat et la pratique de l’abstinence.
Je tiens à préciser, sans l’intention de me justifier, que  ce n’était pas une décision prise parce que je menais une vie sexuelle trépidante et éparpillée, loin de là, je suis une personne assez chaste. Ma motivation première était ne plus revivre ce que j’ai vécu en terme de trauma, dépendance affective, humiliation, honte, négligence lors de mes précédentes relations et guérir.
Le but était de devenir la meilleure version de moi-même pour donner le meilleur de moi-même à mon futur mari, une femme en capacité de contrôler et mesurer ce qu’elle offre à l’autre car elle a pleinement pris possession de sa vie. Cela m’a donc mené vers un investissement personnel dans l’apprentissage de soi et des choses de la vie pour ne plus répéter les même erreurs ou tomber dans certains pièges. 

Investir en soi pour mieux se connaître et mettre en lumière nos forces et nos faiblesses

La femme que je devenais était le fruit des choix que je faisais dans ma vie amoureuse, bien loin de la vision que Dieu a de moi en tant qu’Être merveilleux, femme de valeur ! Mon état émotionnel dépendait souvent de la manière dont mon partenaire me considérait et me traitait ! J’étais dans une prison d’émotions négatives. Il fallait m’en libérer et travailler sur moi. Un leitmotiv m’aidait à avancer en ce sens : je suis responsable de mon bonheur, un partenaire le prolongera.
À la découverte de moi-même, entre nouvelles activités, apprentissages, dénonciation de « The son of Baphomet », sa clique de démons et Eddy Malabar, parce que j’étais obligé d’extraire cette bile composée de traumas, de haine, de peine. Je cultivais l’amour de soi comme je le pouvais en allant au sport, en rééquilibrant mon alimentation, en priant beaucoup etc.
Je m’interrogeais en notant dans un cahier les raisons de certaines décisions dans mes relations, j’analysais ma vie professionnelle, mes finances, ma spiritualité, tout ceci en restant bienveillante mais ferme envers moi-même, sans jamais me flageller. Les réponses étaient stupéfiantes ! Une chose était certaine, après cet exercice, je refusais de revivre les situations compliquées du passé, convaincue de mériter mieux car je m’investissais pour cela. Je n’userai plus de stratagèmes pour que l’on m’aime comme je suis !
La restauration est impossible sans identifier ses forces et ses faiblesses, j’ai conclu dans cette démarche qu’il urgeait de me détacher du besoin profond de l’approbation et l’attention de l’autre et de rejeter cette tendance à baser mon estime sur les relations avec un homme, en somme, j’ai cessé d’avoir des comportements qui me bousillaient et me rendaient possessive. Sincère, douce, déterminée, disciplinée, proactive, responsable, résiliente, intelligente dès fois sage, est celle que je décidais donc de mettre le plus souvent au devant de la scène.
Ravie d’apercevoir le réajustement se réaliser et m’impacter positivement dans ce processus de développement personnel, j’entrevoyais l’espoir d’une nouvelle et belle histoire d’amour telle que je l’imaginais, alors que j’y étais hostile depuis des années…

Une personne disposée à aimer laisse son cœur s’ouvrir à l’amour

L’amour représente un élément essentiel à mon bien-être, mon développement et mon épanouissement, en ce temps j’en ressentais le besoin, je le voulais, j’étais extra prête et savais exactement ce que je voulais.
Durant ma période de célibat et d’abstinence, j’ai eu amplement le temps de définir clairement mes perspectives en matière de relations amoureuses et de sexualité. Pour recevoir cet amour et le reconnaître je devais l’incarner afin d’être par la suite en mesure de le partager avec mon partenaire. J’estimais avoir effectué un travail de fond sur mes traumas pour le solliciter, et m’y ouvrir pour le recevoir. Mes blessures ne jouaient plus un rôle dans ma réflexion, je l’ai renouvelée en intégrant que l’autre me complémentera, il ne sera pas mon souffle de vie, la manière dont il aura choisi de m’aimer et de me percevoir ne me définira pas ! Plus de remise en question parce qu’on m’aura offensé, je ne porterai plus le fardeau des opinions négatives à mon endroit qui iraient à l’encontre de la valeur que je me donne !

Vous savez, il est crucial de ne pas négliger l’étape de guérison pour construire une relation saine. Cependant, la restauration ne sera jamais tout à fait complète. Parfois, nous avons besoin de l’autre pour guérir, nous soutenir afin d’avancer, participer mutuellement à notre bonheur. La restauration est un travail permanent qui se réalise également lorsque nous sommes en couple, et il ne faut pas hésiter à offrir une nouvelle chance à l’amour, même s’il manque un minuscule fragment de notre cœur brisé que nous n’arrivons pas à recoller, il ne faut pas nous en soucier car Dieu est capable de le remplacer.
Dès que je l’ai compris, j’ai cessé d’appréhender l’éventualité de me remettre en couple, par crainte et manque de confiance en soi. Il n’y en avait aucune raison d’ailleurs, tous les hommes ne sont pas pareils. Je suis consciente d’être une belle femme que Dieu a créée avec tout son amour, mon corps, mon visage, la couleur de ma peau, tout reflète le temps qu’il a consacré pour parfaitement me dessiner. En complément, j’ai un bon cœur disposé à aimer de nouveau. Oui, j’étais prête à sortir du célibat et l’abstinence dans lesquels j’étais, tenez-vous bien, depuis 8 ans

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La renaissance s’opère lorsque l’on embrasse pleinement notre véritable essence

C’est une grâce que d’avoir réussi à rester célibataire et abstinente pendant 8 ans ! Je suis fière de pouvoir affirmer que j’ai une discipline sexuelle infaillible ! Quelle femme exceptionnelle je suis !
Je ne plaisante pas avec les relations sentimentales, car elles impliquent le cœur et notre corps, je suis le genre de femme qui a besoin d’entretenir une relation sérieuse, d’être éprise, pour avoir des rapports avec son partenaire. Cela me procure une assurance qui va au-delà du simple désir. Inutile de me classer dans la catégorie des plans d’un soir, je deviendrai très vite compliquée car je ne saurai pas tenir ce rôle. M’engager dans des moments aussi intimes uniquement par envie, non,  cela ne me ressemblais pas et c’est toujours le cas, puis, je refuse que ma dignité soit bafouée et que l’on me manque de respect après m’avoir touchée. C’est une blessure que je ne souhaite à aucune femme, surtout si l’acte est posé par l’homme dont nous sommes amoureuses !
Pour ceux qui s’interrogeraient sur la gestion de mes désirs charnels, bien je dois avouer que c’est une épreuve hors normes que je parviens tout de même à surmonter en développant un contrôle mental sur mon corps, oui oui. Pour ce qui est de la masturbation, LISEZ BIEN, Pourquoi la pratiquer alors que je reçois de nombreux messages de prétendants potentiels en « DM » ou « inbox » si vous préférez. Croyez-vous vraiment que je ne pourrais pas en sélectionner un parmi eux ou même texter un ex pour qu’il passe une ou plusieurs nuits avec moi et assouvir mes envies, au lieu de faire du « touche pipi » seule ? C’est absurde ! La préservation de mon intimité (devinez lesquels) est pour moi très très importante. L’exploration de mon corps, est un échange que je réserve à un partenaire de confiance, car ça rentre dans le cadre de petits jeux entre adultes consentants.  NE ME POSEZ PLUS CETTE QUESTION HYPER INTRUSIVE TOUT DE MÊME !
Cette marche a été bénéfique à bien des égards. Elle m’a permise de me concentrer sur mes objectifs, de guérir mes blessures intérieures, celles de l’âme, avec l’aide précieuse de Dieu tant les incisions étaient profondes. JE SUIS TOUJOURS ABSTINENTE et sans contestation sur la bonne voie.
J’ai confronté les conséquences de mes choix avec bravoure même s’ils me dégoutaient par moment. Certains « démons » ont été pulvérisés, quelques-uns subsistent, mais je sais que tout est accompli. Dans ce périple salvateur, j’ai retrouvé mon essence, car se réapproprier son Être, c’est renaître (en tout cas je l’ai bien dit).

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En espérant que vous aviez apprécié lire mon témoignage, mille bisous !

Rédigé par Diane : texte protégé par des droits d’auteur.

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